LE DARWINISME

Depuis ma naissance, je ne cesse d'observer le comportement des gens autour de moi. J'aime bien analyser chaque situation qui m'entoure et réfléchir sur le pourquoi et le comment de celles-ci. J'aime surtout voir comment les hommes se comportent entre eux, tester comment ils réagissent avec d'autres hommes. Parfois, il m'arrive aussi d'examiner, à des fins informatives, des documentaires concernent aussi les relations sociales des individus. À petits et grands coups d'observations et de documentation, j'ai pu m'établir, indéfinitivement, une solide théorie sur ce sujet que je communiquerai ici.

D'abords, mes conclusions comportent plusieurs ressemblances avec celles de Charles Darwin. D'après ce que je sais sur lui, il était un scientifique britannique au 19e siècle, un biologiste il me semble, qui, pendant un voyage aux îles Galápagos à l'Ouest de l'Équateur, des îles reconnues grâce à la diversité de leur faune, mit en place sa théorie de la sélection naturelle. Il avait remarqué que, plus une île était isolée, moins les animaux, comme les végétaux, ressemblaient à ceux des autres îles. Il a aussi remarqué que les individus composants une espèce se faisaient compétition entre eux pour s'approprier la nourriture et pour la reproduction, permettant ainsi la survie des plus forts et la mort des plus faibles. Les forts et les faibles n'ayant pas exactement les mêmes caractéristiques d'une île à l'autre, après un certain nombre de générations, il s'est créé différentes espèces, une plus grande diversité. Ceci est le principe de base de la vie depuis son apparition sur terre.

Ce qui fait qu'un individu est fort et qu'un d'autre est faible reste indéfinissable. C'est le hasard qui fait qu'un animal est unique, il y a une quasi-infinité de combinaisons possibles avec les gènes, assez pour que chaque être vivant soit différent. Je crois qu'il s'agit d'une question d'adaptation. Plus le hasard génétique a fourni au monde un être adapté à son milieu, plus cet être aura de chances de perpétuer l'espèce pour ainsi créer d'autres êtres qui, comme lui, seront adaptés à ce milieu. C'est de cette façon que fonctionne l'évolution, les espèces s'habituent à une nouvelle situation en éliminant ceux qui ne répondent pas aux critères et en préservant et en perpétuant ceux qui y répondent. Par exemple, si la quantité de proies disponibles sur un territoire fermé sur lequel vit une importante population de prédateurs diminue, eh bien les prédateurs les plus faibles, les moins capables de chasser, périront de faim et surviverait ainsi uniquement les meilleurs qui perpéturait l'espèce en procréant d'autres prédateurs aussi forts qu'eux puisqu'ils hériteront de leurs gènes. La quantité de prédateurs étant à son tour réduite, cela permettra au nombre de proies d'augmenter étant donné qu'il y aura moins de prédateurs pour les chasser. Le nombre de proies, ainsi augmenté, régalera les prédateurs ayant survécus à la famine et accroîtra la population de ces prédateurs, causant ainsi une nouvelle diminution du nombre de proies. La nature s'auto-régularise de cette manière.

Pour ma part, je trouve que cette méthode, malgré qu'elle fonctionne parfaitement en pratique, est carrément discriminatoire. Cela s'appelle de l'eugénisme, la même méthode utilisée par les nazis durant la deuxième guerre mondiale pour créer une race parfaite en purifiant les populations et en éliminant tout ce qui est « anormal ». Il me semble que l'humain n'est plus un animal, c'est un être à l'esprit évolué doué d'intelligence et d'émotions. Je qualifie la nature humaine de fasciste, nos instincts de primates me dégoûtent.

Dans notre société moderne, malgré la mise en place d'un certain confort, les règles de base de la sélection naturelle subsistent toujours, même qu'elles sont encore bien établies. Il est tout de même normal qu'après des millions d'années de vie sauvage, un court laps de temps tel celui que nous connaissons aujourd'hui ne suffise pas pour laisser le temps à l'évolution de mettre de côté les instincts primates de l'humanité et de faire passer la raison et le sens au-dessus du besoin de survie qui est désormais facile à combler. Il suffit d'observer comment fonctionne la vie de groupe pour s'en rendre compte.

Dans un regroupement sauvage contemporain d'homo sapiens, la place de chacun dans la hiérarchie du groupe est définie par ce que l'on appelle le rang social. Le rang social d'une personne dépend d'une multitude de facteurs. Plus une personne participe aux discussions de groupes, moins elle hésite à attirer l'attention des autres sur elle, plus son rang social risque d'être élevé. Par contre, une personne se sentant mal à l'aise dans un groupe, qui n'ose pas attirer l'attention des autres sur elle de peur de bloquer, aura probablement un rang social médiocre. En fait, une personne aura une bonne place parmi un groupe si elle risque d'apporter quelque chose d'intéressant à celui-ci, en les faisant rire ou en les divertissant par exemple. Mais dans la plupart des cas, le rang social d'une personne dépendra surtout de la beauté physique qu'elle dégage. Plus une personne est jolie, plus son rang social sera élevé.

À quoi ça sert? Il est prouvé que les personnes ayant un meilleur rang social ont plus de partenaires sexuels dans leur vie, cela suffit amplement car c'est presque la seule valeur désirée par tous. Le sexe est aussi agréable parce qu'il procure un sentiment d'accomplissement, une sensation de victoire face à la compétition, que ce sont nos gènes et non ceux d'un autre qui ont étés sélectionnés et qui survivront, ça donne la sensation d'être le plus fort. Puisqu'elles sont désirées de tous, les personnes ayant un bon rang seront évidemment les plus respectées, les plus écoutées, celles qui seront mis en priorité, comme si elles étaient plus importantes et qu'elles valaient davantage qu'un de leurs semblables. De l'autre côté, les personnes ayant un rang moins élevé seront exclues de la communauté, elles seront ignorées, victimes d'insultes et souvent de violence verbale et physique. Dans les temps préhistoriques, ces personnes, comme les animaux, l'acceptaient car elles ne se posaient pas de questions et n'avaient pas le choix. De nos jours, plus la vie est " facile ", plus ces gens seront sujets à la déprime, au désespoir, ils se disent que, même dans la société facile dans laquelle ils vivent, ils ont socialement échoué et cela prouve qu'ils sont des personnes très faibles. Sans intervention, cela mène malheureusement au suicide.

Pourquoi ces personnes sont moins acceptées? Je répondrais, toujours selon mes observations et ouvert aux nouvelles idées, qu'étant donné qu'elles n'ont rien à donner à la société en comparaison avec celles dotées de talents, on dit qu'elles serviront de chair à canon, de bouc émissaire, on leur désignera des rôles que personne ne veut, on leur dira « rend-toi utile! ». Le sexe est le moteur des relations sociales comme l'argent est celui de l'économie. Une personne qui n'est pas physiquement attirante ne mérite pas qu'on s'y attarde. Par contre celles qui le sont verront les gens du sexe opposé se faire compétition pour elles. Par exemple, prenons deux hommes et deux femmes qui ne se connaissent pas et isolons les sur une île déserte. A moins d'une surprenante coïncidence, les deux hommes se battront pour la femme la plus jolie et les deux femmes se battront pour l'homme le plus fort. C'est pourquoi je trouve que dans une relation sociale, il est important de se demander quelle est la véritable intention de l'autre pour nous fréquenter. Est-ce pour ce que l'on est vraiment ou pour ce que l'on possède, c'est-à-dire dans l'espoir d'arriver à des fins douteuses? Cela porte à réfléchir sur la motivation qu'ont certains à fréquenter seulement de jolies personnes.

Comme j'ai mentionné plus haut, je pense que cette manière de vivre est inhumaine. Je dirais même plus, c'est un frein à l'évolution de notre conscience. La raison d'être de la sélection naturelle est la survie de l'espèce, chose qui nous est maintenant assurée grâce aux avancées technologiques, sans tenir compte du bonheur des individus. L'égoïsme est un fléau que nous devrions combattre car il est la cause du nombre ahurissant de dépressions et de suicides qui sévit actuellement. Comme je l'ai affirmé auparavant, il faudrait mettre de côté les instincts de singe des hommes pour faire passer la raison et le sens au-dessus du besoin de survie. S'il y a un espoir pour les gens de s'en apercevoir et de peut-être finir par changer les choses, celui-ci se trouve essentiellement parmi les personnes ayant un mauvais rang parce que celles-ci ont goûté à la merde qu'est la vie de cette société sauvage.

Maintenant, l'évolution ne consiste plus à s'adapter à un nouveau milieu ou à un déclin du nombre de proies à notre disposition mais plutôt à de nouvelles idées et mentalités. Il est toujours difficile, quand nous faisons une étonnante découverte, d'oublier la vision du monde que nous imaginions pour faire face à la réalité, à la vérité. Il y a continuellement des conservateurs qui, jouissant de la vie qu'ils mènent, veulent garder les choses comme elles sont. Si quelqu'un affirme que la vie sociale est indigne d'une civilisation moderne, on s'empressera de lui donner tort puisqu'il est probablement faible.

Finalement, en tant que personne s'étant aperçu de la stupidité qu'est la vie sociale et voulant évoluer, je laisse cela aux vaincus de l'esprit, aux primates. Parce que je suis faible, j'avoue, mais surtout parce que mener cette vie de singes me dégoûte au plus haut point. Mais, humble et capable de penser avec ma raison et non avec mes instincts, je ne suis plus sûr d'être aussi faible.

- Domicide