POURQUOI? (Ou initiation à la métaphysique)

À travers le temps, l’être humain a voulu savoir d’où il venait, pourquoi il est ici et où il va. Quel est le but de la vie? Pourquoi? La philosophie cherche des réponses, la religion dit en apporter et la science croit pouvoir en trouver. C’est avec désolation qu’aujourd’hui, en notre ère civilisée, nous plongeons tous inconsciemment dans une routine qui peut dangereusement nous faire tourner en rond toute une vie. Sans réponses à nos questions, nous préférons les bouliers, tombant ainsi dans un coma, travaillant et nous divertissant jour et nuit pour ne pas y faire face. Il y a aussi le génie moderne qui dirait « Qu’est-ce que tu veux qu’on y fasse? Ça ne sert à rien d’y penser. ». Cependant, Raël a les réponses…NON ! N’arrêtez pas ici, ce n’est pas sérieux. En fait, nous allons plutôt nous intéresser à la métaphysique, qui n’est pas de la même dimension que cet incohérent messie des temps modernes.

Qu’est-ce que la métaphysique? Son essence même pourrait probablement ce résumer ainsi : « Pourquoi y a-t-il quelque chose au lieu de rien? ». Cette science cherche le pourquoi et non le comment. La physique, elle, est une science conçue d’après de la matière afin de la comprendre. Malheureusement, elle laisse de nombreux phénomènes inexpliqués étant donné son champ très limité d’étude, c’est-à-dire ce qui est perceptible par nos sens. Car, en fait, la matière n’est que sensations et il nous est impossible de prouver qu’elle nous est extérieure sans prouver que ces mêmes sensations le sont. La physique se base donc sur l’observation d’une chose improuvable, elle qui, pourtant, exige autant de preuves. La physique quantique est née à la suite des travaux de Max Planck, en 1900, qui a étudié le phénomène de « rayonnement des corps noirs ». La théorique précédente sur la valeur de l’intensité de rayonnement ne fonctionnait pas avec les observations expérimentales et impliquait que l’énergie totale rayonné par un corps noir était infinie. Il fallait alors trouver une solution face à cette incompréhension. Après une prouesse mathématique, Max Planck a remplacé ce que l’on croyait être un rayonnement continu par des quantités finies qu’il nomma quanta. En fait, à partir de quelque chose d’inexpliqué, il y a eu décomposition de cette même chose pour parvenir à l’expliquer par une autre chose qui ne s’explique pas plus. Complexe n’est-ce pas? Sans aucun doute, la physique quantique a apporté beaucoup à la technologie et continuera sûrement de le faire. Le problème est qu’elle est vouée à l’échec. Il est évident qu'elle n’apportera aucune réponse pertinente. La physique part de la matière pour expliquer l’esprit, la physique quantique fait le chemin inverse. La métaphysique, elle, est très controversée et il est facile de comprendre pourquoi. Vous avez probablement déjà entendu cette philosophie orientale croyant que le monde n’est qu’une illusion, ou encore certains amérindiens affirmant que tout a surgit du néant. La métaphysique l’explique. Ceci définit alors ce que l’on appelle « réalité » comme étant « non-réel » et remet grandement en cause cette théorie de moins en moins probable du Big-bang.

Alors, sur quoi se base la métaphysique? Sur la logique pure et simple. Nous ne pouvons pas observer l’infini et pourtant il existe. Si ce n’était pas le cas il faudrait alors supposer qu’il y a un extérieur à celui-ci, sinon on ne peut pas tracer de limite. Parlant alors d’une partie finie, on ne parle pas du « Tout » infini. Il se doit d’être infini, car il y aura toujours un extérieur à toute autre chose qui n’est pas le seul et unique « Tout », représentant l’unité absolue. Tout ce qui y est contenu en est qu’une fraction. Divisez ce 1 par 3. Multipliez-le ensuite par 3. Il n’existe pas, il est inatteignable et si votre calculatrice vous indique 1, c’est qu’elle arrondit (faites-le alors manuellement). Le « Tout » est infini. Bien que nous ne pouvons pas le voir, la logique elle, le démontre. C’est sur ce genre de certitudes logiques que la métaphysique se base. La forte opposition contre celle-ci devient alors encore plus compréhensible étant donné son caractère non-physique, comme par exemple l’infini. Néanmoins, c’est la seule science capable de donner des réponses aux nombreux « pourquoi? ». À partir de l’infini et du zéro (du rien), elle arrive à donner une explication à l’être, l’évolution, le temps, l’espace, la gravitation, le magnétisme, l’esprit, la conscience, l’inconscience, l’amour, la matière, etc. Comment peut-on donner une valeur à l’infini? Il est possible d’en donner une à la seule conditions qu’on suppose que 0.999… est égal à 1. Ce n’est pourtant pas vrai ; 0,999… est infiniment loin de 1. Voilà une certitude. L’infini n’a évidemment aucune valeur finie, même le mot le dit. En ayant aucune, pas plus qu’une caractéristique, il est automatiquement nul. II se doit d’être nul, mais le principe de nullité ne se doit aucunement d’être infini. Même qu’il lui est nécessaire de se distinguer de cet infini, du « Tout », parce que le « rien » ne peut pas contenir tout. Ce serait insensé. Vous voyez, l’infini se doit d’être nul et la nullité ne peut pas être tout. À partir de cette dualité, de ce paradoxe, l’univers se crée. Le zéro n’a d’autre choix que d’expulser l’infini à l’extérieur de lui en ce plaçant en son centre. Il y a une infinité de centres. Prend alors naissance le « moi » versus le « non-moi ». La nullité refuse l’infini et crée alors un univers extérieur à lui pour se distinguer de celui-ci. C’est l’être.

Bon, l’objectif n’est pas d’en faire un cours théorique, mais de donner un bref aperçu de ce qu’est la métaphysique. À partir de ce point, vous pouvez avoir une meilleure vision de cette science et alors prendre conscience de l’intérêt qu’elle a pour vous. Si vous trouvez cela absurde, tant pis. Si cela vous paraît comme ce qu’il y a de plus logique, alors amusez vous bien.



- Vannoy